L’opposant tanzanien Tundu Lissu conteste sa condamnation à quatre ans d’emprisonnement pour « incitation à la violence ». Au lendemain du verdict prononcé le vendredi 6 novembre 2026 par la Haute Cour de Dar es Salaam, ses avocats ont engagé une procédure d’appel. Ils comptent également demander sa libération sous caution.
La défense du principal responsable du parti d’opposition Chadema dénonce une irrégularité dans le déroulement du procès. Selon ses avocats, l'accusation d'incitation à la violence n'avait pas été communiquée à leur client avant l'ouverture des audiences, l'empêchant ainsi de préparer sa défense sur ce point.
L’avocat principal, Rugemeleza Nshala, conteste également l'interprétation des déclarations de son client par les juges. Il considère que les appels de Tundu Lissu à bloquer les élections s'inscrivaient dans une démarche de revendication politique en faveur de réformes et ne constituaient pas une incitation à la violence.
La défense remet enfin en question la durée de la peine infligée à l'opposant. Elle estime que les 19 mois déjà passés en détention provisoire auraient dû être déduits des quatre années de prison. Son avocat considère également qu'une simple sanction financière aurait pu être envisagée à la place de l'emprisonnement.
Jeremy Ahossou