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Mali - Bamako organise le retour sécurisé des ressortissants burkinabè refoulés de Guinée

last updated: Wednesday, November 4, 2026 11:44 PM
Source: Nouvelle Afrique

Général de Division Daoud Aly Mohammedine, Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, et Commissaire divisionnaire de Police Mahamadou Sana, Ministre de la Sécurité du Burkina Faso

Face à l’afflux de ressortissants étrangers consécutif aux opérations contre l’orpaillage clandestin en Guinée, les autorités maliennes et burkinabè coordonnent leurs efforts pour faciliter le retour des citoyens du Burkina Faso dans leur pays. Une démarche qui met également en lumière la nécessité de renforcer la coopération au sein de la Confédération des États du Sahel (AES).

La gestion des flux migratoires provoqués par les opérations contre l’orpaillage clandestin en République de Guinée mobilise les autorités maliennes et burkinabè. Ce mercredi 4 novembre 2026, le ministre malien de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de Division Daoud Aly MOHAMMEDINE, a reçu, dans les locaux de son département, une délégation burkinabè conduite par son homologue, le Commissaire divisionnaire de Police Mahamadou Sana.

Cette délégation comprenait également le Lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré, ministre de la Famille et de la Solidarité du Burkina Faso, ainsi que des membres des deux gouvernements. Au cœur des échanges : les conditions d’accueil, d’assistance et de rapatriement des ressortissants burkinabè refoulés des sites d’orpaillage sur le territoire guinéen.

La rencontre intervient dans un contexte marqué par un important mouvement de ressortissants de différentes nationalités à la frontière entre le Mali et la Guinée, en direction du District de Bamako. Une situation consécutive aux mesures engagées par les autorités guinéennes pour mettre fin aux activités d’orpaillage clandestin et illégal dans leur pays.

Dans son communiqué N° 2026-05, le Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes (CECOGEC) avait déjà annoncé la mobilisation des autorités maliennes pour faire face à cet afflux.

Le document, signé le 3 novembre par le directeur du Centre de coordination et de gestion des crises, le Colonel Sapeur-pompier Issa Raoul Dana Dabo, précise que « toutes les dispositions nécessaires sont prises par les autorités compétentes afin d’assurer un accueil dans les conditions appropriées aux personnes concernées, ainsi que leur acheminement vers leurs pays d’origine respectifs ».

C’est dans cette dynamique que les autorités maliennes ont présenté à leurs interlocuteurs burkinabè les mesures prises pour assurer la prise en charge des personnes concernées, avant leur retour dans leur pays.

Le Burkina Faso salue la solidarité malienne

Au cours des échanges, la délégation burkinabè a exprimé sa reconnaissance aux autorités maliennes pour leur accompagnement et leur solidarité face à cette situation. Les deux parties ont notamment examiné les modalités pratiques d’organisation du retour des ressortissants burkinabè, avec une attention particulière portée à la sécurité et au bon déroulement des opérations.

À l’issue de la rencontre, un accord de principe a été trouvé sur les dispositions nécessaires pour faciliter un retour « sécurisé et ordonné » des personnes concernées vers le Burkina Faso.

Au-delà de la réponse immédiate à cette situation, les discussions ont également porté sur le renforcement des mécanismes de gestion des crises au sein de la Confédération des États du Sahel (AES). Une question qui prend une dimension particulière au regard des défis transfrontaliers auxquels les trois pays membres sont confrontés.

De son côté, le CECOGEC invite les populations à faire preuve de calme, de sérénité et de civisme durant cette période. Il appelle également à une collaboration étroite avec les Forces armées et de Sécurité afin de faciliter les opérations d’accueil et d’orientation des ressortissants concernés.

Le Centre réaffirme, par ailleurs, « l’engagement total des autorités », qui restent mobilisées pour apporter l’assistance nécessaire aux personnes affectées par cette situation.

Entre solidarité humanitaire, coordination administrative et coopération sécuritaire, la gestion de cet afflux constitue ainsi un nouveau test pour les mécanismes de concertation entre les pays de l’AES. Pour Bamako et Ouagadougou, l’enjeu immédiat est de garantir aux ressortissants burkinabè concernés un retour dans leur pays dans des conditions de sécurité et de dignité.

Cyril DAKPITI


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