L’Algérie et le Tchad entendent donner un nouvel élan à leurs relations diplomatiques et économiques. Cette volonté s’est illustrée le mardi 3 novembre 2026 à N’Djamena, lors d’une visite de travail du ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, reçu par le président tchadien Mahamat Idriss Déby. Porteur d’un message du président Abdelmadjid Tebboune, le chef de la diplomatie algérienne a salué les avancées enregistrées dans les relations entre les deux pays.
Les échanges ont notamment porté sur la concrétisation des engagements pris en avril dernier, lors du déplacement de Mahamat Idriss Déby en Algérie. À cette occasion, près de trente accords de coopération avaient été conclus dans plusieurs secteurs. Parmi les projets en perspective figure la construction d’une centrale électrique à N’Djamena, fruit du partenariat entre les deux États.
La sécurité régionale a également occupé une place importante dans les discussions entre Ahmed Attaf et son homologue tchadien, Ahmat Kogri. Les deux responsables ont évoqué les menaces terroristes ainsi que la situation sécuritaire au Sahel. Dans un contexte marqué par les recompositions diplomatiques et les tensions régionales, Alger cherche à consolider ses relations avec les différents pays de la région.
Pour Bakary Sambe, directeur du Timbuktu Institute, cette démarche s’inscrit dans une stratégie visant à repositionner l’Algérie comme un acteur incontournable au Sahel. Il estime que la capacité d’Alger à maintenir le dialogue avec plusieurs capitales, notamment Niamey et N’Djamena, constitue un avantage diplomatique important dans une région où les alliances évoluent rapidement.
Jeremy Ahossou