Le Gabon envisage de réorganiser son système de subvention des carburants afin de réduire la pression sur les finances publiques tout en préservant le pouvoir d’achat des ménages. Entre janvier et septembre 2026, l’État a consacré 147 milliards de FCFA à ce dispositif, selon Ismaël Gnamalengoungou Oligui, directeur général de la Caisse de stabilisation et de péréquation (CAISTAB). Face à cette dépense importante, les autorités cherchent des solutions pour mieux maîtriser les coûts.
Le débat a été relancé par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a demandé au gouvernement d’étudier les possibilités de réduction, voire de suppression progressive, de cette charge. En septembre 2026, les subventions ont représenté 30 milliards de FCFA. Selon la Banque mondiale, elles équivalaient à 1 % du produit intérieur brut (PIB) en 2024, avec un avantage financier profitant majoritairement aux ménages les plus aisés.
Pour réformer le mécanisme sans pénaliser les populations les plus fragiles, le directeur général de la CAISTAB propose d’examiner des aides mieux ciblées selon les revenus et les capacités de consommation. La digitalisation figure parmi les pistes envisagées pour adapter le soutien aux besoins des bénéficiaires.
L’objectif est de concilier la protection des consommateurs avec la nécessité de dégager davantage de ressources pour financer les investissements publics.
Jeremy Ahossou