Au Sénégal, la formation du prochain gouvernement s’annonce plus compliquée que prévu pour le président Bassirou Diomaye Faye. Malgré la récente nomination d’un nouveau Premier ministre et l’installation d’un nouveau président de l’Assemblée nationale, le parti Pastef dirigé par Ousmane Sonko refuse pour l’instant de rejoindre l’exécutif sans garanties politiques claires.
Le mouvement politique a officiellement exprimé sa position à travers un communiqué de son Comité exécutif. Pastef affirme être prêt à participer au futur gouvernement, mais exige le respect de son programme politique, la poursuite des renégociations des contrats stratégiques ainsi qu’une gestion consensuelle des questions liées à la dette publique. Le parti réclame également la continuité de la lutte contre la corruption et davantage de transparence dans la gestion des fonds publics.
Les discussions achoppent aussi sur la question du partage des postes ministériels. Pastef souhaite être associé directement aux négociations et rejette toute tentative de recrutement individuel de certains de ses cadres. Pour les responsables du parti, toute participation au gouvernement doit se faire de manière collective afin de préserver l’unité et l’image de leur formation politique.
Cette situation accentue les tensions entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien allié politique Ousmane Sonko. Alors que des divergences apparaissent au sommet de l’État, les milieux économiques et les investisseurs suivent avec inquiétude l’évolution de la crise.
Il faut rappeler que oe Sénégal fait notamment face à d’importantes échéances de remboursement de sa dette, tandis qu’une mission du Fonds monétaire international est attendue prochainement à Dakar.
Jeremy Ahossou