Dans le cadre de l’opération « Dougoukoloko », l’État-Major Général des Armées a annoncé, ce mardi 14 avril 2026, le démantèlement de refuges terroristes majeurs dans la région de Kayes. Cette offensive marque une étape significative dans la sécurisation de la bande frontalière ouest.
L’étau se resserre sur les Groupes Armés Terroristes (GAT) opérant dans l’ouest du Mali. Selon un communiqué officiel de la hiérarchie militaire, les Forces Armées Maliennes (FAMa) maintiennent une dynamique offensive soutenue dans le secteur 7 de l’opération « Dougoukoloko ». Les récents affrontements ont infligé des pertes substantielles aux forces insurgées, contraignant les survivants à une fuite désordonnée vers la région de Nioro.
Le point d’orgue de cette série d’opérations s'est déroulé le dimanche 12 avril 2026. Suite à des renseignements précis ayant permis de localiser des bases arrières au nord-est de la localité de Sandaré, les forces terrestres ont lancé un assaut de grande envergure.
Le bilan communiqué par l’État-Major fait état de la destruction complète des caches identifiées et de la « neutralisation » d’un nombre important de combattants terroristes. Au-delà du bilan humain, l'armée souligne l'importance du matériel saisi, qui prive les groupes armés de capacités de nuisance opérationnelles immédiates.
La fouille des sites après les combats a permis de mettre la main sur un lot important d'armes individuelles et de munitions de divers calibres, plusieurs motocyclettes, vecteurs privilégiés des GAT pour les attaques rapides et les replis dans les zones d'accès difficile, des engins explosifs improvisés (EEI) ainsi que des mines antichars industrielles, confirmant la menace persistante pesant sur les convois et les populations civiles, du matériel radio, essentiel pour la coordination des activités terroristes dans la zone.
Amadou Traoré