L’influenceur panafricaniste Kemi Seba a été interpellé en Afrique du Sud, où il fait désormais face à une procédure d’extradition vers le Bénin. Recherché par les autorités béninoises, il est accusé d’avoir soutenu la tentative de coup d’État survenue en décembre dernier. L’annonce a été faite par la police sud-africaine, qui confirme que le militant est actuellement en détention provisoire.
Selon nos informations, Kemi Seba, de son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, a été arrêté aux côtés de son fils pour des soupçons liés à une entrée illégale au Zimbabwe via le fleuve Limpopo. Les informations indiquent que le duo projetait ensuite de rejoindre l’Europe. Leur arrestation, survenue dans un centre commercial de Pretoria, implique également un facilitateur qui aurait été rémunéré pour organiser leur passage clandestin.
Au Bénin, les charges retenues contre lui sont lourdes. Les autorités l’accusent notamment « d’apologie de crimes contre la sûreté de l’État et d’incitation à la rébellion ». Connu pour ses prises de position virulentes contre la France et certains régimes africains, le leader de l’ONG « Urgences panafricanistes » dispose d’une large audience sur les réseaux sociaux. Opposant déclaré au président Patrice Talon, il avait publiquement salué, dans une vidéo, la tentative avortée de putsch qu’il qualifiait de « jour de libération ».
Il faut noter que , le parcours de Kemi Seba est marqué par plusieurs controverses internationales. Déchu de sa nationalité française en 2024, il a également été soupçonné de liens avec le groupe paramilitaire russe Wagner, une affaire qui avait conduit à son interpellation en France. Des révélations médiatiques ont même évoqué un soutien financier de cette organisation à certaines de ses activités en Afrique, renforçant les soupçons autour de ses connexions à l’étranger.
Jeremy Ahossou