L’association Wassa Ton a officiellement menacé de porter ne plainte auprès du Tribunal de grande instance de Kéniéba contre des sociétés chinoises et leurs complices présumés, pour exploitation illégale d’or et violation des dispositions du Code minier malien.
À travers cette plainte, l'organisation entend dénoncer une présence accrue d’exploitants étrangers dans le cercle de Kéniéba, ces dernières années, s’adonnant à des activités minières sans autorisation des autorités administratives compétentes.
Pour l’association Wassa Ton, « ces pratiques constituent une menace sérieuse pour les populations locales et leur environnement ».
Et de déplorer : « ces exploitants se livrent à des travaux de recherche et d’extraction de substances minérales sans détenir de titres miniers valides, en violation flagrante de la réglementation en vigueur ».
L’association évoque également « le développement de l’orpaillage illégal, facilité par des complicités locales apportant aide et assistance aux opérateurs non autorisés ».
Par ailleurs, apprend-on : « plusieurs sites d’exploitation illégale ont été identifiés dans une cinquantaine de localités du cercle de Kéniéba. L’un des sites les plus préoccupants, situé à proximité des habitations, compterait plusieurs engins lourds, notamment des pelleteuses, des tamis et divers équipements de traitement du minerai. Sur place, des agents de sécurité ainsi que des travailleurs, dont certains de nationalité chinoise, seraient activement engagés dans l’extraction et le lavage de l’or ».
L’association alerte sur les conséquences graves de ces activités, notamment la dégradation de l’écosystème, la destruction des terres agricoles et les risques accrus pour la sécurité des populations. Elle souligne que des pertes en vies humaines auraient déjà été enregistrées, en raison du non-respect des normes de sécurité et de protection de l’environnement.
Qualifiant la situation de « fléau aux conséquences désastreuses », Wassa Ton appelle à une intervention urgente des plus hautes autorités afin de mettre un terme à ces pratiques et de préserver les ressources naturelles du cercle.
Sur le plan juridique, ces faits sont réprimés par l’article 209 du code minier malien, qui prévoit des sanctions pouvant aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement et une amende de cinq millions de francs CFA.
En conséquence, Wassa ton va porter plainte contre X, afin d’identifier et de poursuivre les auteurs, co-auteurs et complices de ces infractions, et de faire appliquer la loi dans toute sa rigueur.
Amadou Traoré