Le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Alousseni Sanou, a informé le Conseil des ministres du mercredi 11 mars 2026 de la signature du Mémorandum d’adhésion du Mali au Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA). Ce mémorandum a été signé le 12 février 2026, marquant une étape importante dans l’engagement du pays à renforcer son dispositif de lutte contre les flux financiers illicites.
Selon les informations communiquées au Conseil, cette décision s’inscrit dans la volonté du Mali de poursuivre activement la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. À l’instar des autres États membres de la Confédération des États du Sahel, le Mali a choisi de maintenir sa participation et son adhésion au GIABA, l’institution spécialisée dans la lutte contre ces phénomènes au niveau régional.
Cette adhésion a ainsi été formalisée à travers la signature d’un mémorandum entre le GIABA et l’État malien, confirmant la continuité de la coopération du pays avec les mécanismes régionaux de prévention et de répression du blanchiment d’argent et du financement du terrorisme.
Par ailleurs, le Conseil des ministres a été informé du démarrage prochain des travaux de l’Évaluation nationale des risques liés à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération des armes de destruction massive. Ces travaux sont prévus pour débuter le 20 mars 2026.
À l’instar de la communauté internationale, le Mali s’est doté d’un dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Ce mécanisme fait l’objet d’évaluations régulières dont les conclusions sont consignées dans un rapport mis à jour tous les deux ans, ou à une fréquence plus rapprochée lorsque les circonstances l’exigent.
Dans la perspective de l’évaluation mutuelle attendue en 2027, les autorités estiment nécessaire de procéder à une évaluation nationale des risques. Cette démarche stratégique devra notamment s’appuyer sur un engagement politique de haut niveau afin d’identifier les vulnérabilités du système et de renforcer l’efficacité du dispositif national de lutte contre les crimes financiers.
Cyril DAKPITI