Les députés sénégalais ont adopté, mercredi 11 mars, une nouvelle loi visant à durcir les sanctions prévues pour les relations sexuelles entre personnes de même sexe. Cette réforme modifie une disposition du code pénal en vigueur depuis plusieurs décennies et prévoit un renforcement des peines de prison ainsi que des amendes pour les personnes reconnues coupables d’« actes contre nature ».
Selon le nouveau texte, la peine d’emprisonnement pourrait désormais atteindre jusqu’à dix ans, contre un maximum de cinq ans auparavant. Les amendes prévues ont également été fortement relevées. La loi introduit par ailleurs de nouvelles infractions, notamment la promotion ou le financement de l’homosexualité, qui pourraient entraîner des peines de plusieurs années de prison.
Adopté par une Assemblée nationale dominée par le parti au pouvoir, le texte doit encore être promulgué par le président Bassirou Diomaye Faye pour entrer en vigueur. Sur les réseaux sociaux, certains responsables politiques affirment répondre aux attentes d’une partie de la population, des voix critiques estiment que ce débat détourne l’attention des difficultés économiques et sociales du pays.
Jeremy Ahossou