À quelques jours de l’élection présidentielle prévue le 15 mars 2026 au Congo-Brazzaville, le bilan du président sortant Denis Sassou-Nguesso occupe une place centrale dans la campagne. Au pouvoir depuis plus de quatre décennies cumulées, le chef de l’État de 82 ans sollicite un nouveau mandat de cinq ans, tandis que ses partisans mettent en avant les bases économiques posées ces dernières années pour relancer le développement du pays.
Le camp présidentiel affirme que les réformes engagées ont permis de rétablir les équilibres macroéconomiques et de préparer une relance économique durable. Selon ses responsables de campagne, l’objectif est désormais de mobiliser davantage de ressources afin de financer les politiques sociales, soutenir l’économie et accélérer le développement du Congo dans les années à venir.
Face à ces arguments, plusieurs candidats de l’opposition contestent ce bilan et plaident pour une alternance politique. Ils dénoncent notamment la persistance de la pauvreté et estiment que la croissance actuelle reste insuffisante pour améliorer les conditions de vie des Congolais.
Dans l'opinion, certains acteurs politiques et de la société civile critiquent également les conditions d’organisation du scrutin. Le camp présidentiel rejette ces accusations et assure que l’élection reste ouverte à tous les candidats capables de convaincre l’électorat.
Jeremy Ahossou