La police togolaise a procédé, le 3 mars 2026 à Adétikopé ( au nord de la capitale Lomé), à l’arrestation de deux personnes soupçonnées d’appartenir à un réseau criminel lié au système de trading QNET. Les mis en cause, une ressortissante ivoirienne de 30 ans et un Togolais de 27 ans, sont accusés de prise d’otage, de traite de personnes et de trafic de migrants en bande organisée.
Selon la note de la police nationale l’enquête a été déclenchée après la plainte d’un marin camerounais vivant à Douala, venu au Togo pour signaler la disparition de son frère, qu’il soupçonnait d’être retenu par ce réseau. Les investigations ont conduit les forces de l’ordre à interpeller un intermédiaire présumé du groupe, ce qui a permis de remonter jusqu’à une maison à Adétikopé où plusieurs personnes étaient retenues sans contact avec l’extérieur.
Au total, douze victimes originaires de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest ont été retrouvées sur place. Parmi elles figurent des ressortissants de Côte d’Ivoire, du Ghana, du Nigeria et du Bénin. Les personnes secourues, dont plusieurs Ivoiriens, deux Nigérianes, un Nigérian, une Ghanéenne et une Béninoise, auraient été attirées par de fausses promesses d’emplois et d’opportunités de réussite à l’étranger ou au Togo.
Les autorités sécuritaires indiquent que ces victimes ont été trompées par les membres du réseau qui leur faisaient miroiter une vie meilleure. La police nationale affirme poursuivre ses efforts pour démanteler les réseaux de trafic de personnes opérant dans la sous-région et appelle la population à collaborer avec les forces de sécurité pour lutter contre ces pratiques criminelles.
Jeremy Ahossou