L’artiste rappeur togolais Narcisse Essowé Tchalla, connu sous le nom d’Aamron, a comparu hier mercredi 11 mars 2026 devant la chambre d’instruction de la Cour d’appel de Lomé. Au cœur des débats figurait notamment la restitution de son permis de conduire, confisqué dans le cadre d’une procédure judiciaire ouverte contre lui. Le musicien et activiste est poursuivi pour outrage à l’autorité et diffusion de fausses informations.
L’affaire remonte à septembre 2025, lorsque l’artiste avait été interpellé puis placé sous contrôle judiciaire après son audition par un juge d’instruction. Plusieurs objets personnels, dont son passeport, ses téléphones et son permis de conduire, avaient alors été saisis. Les avocats d’Aamron ont plaidé pour la restitution de ce dernier document, estimant que sa confiscation ne se justifiait plus à ce stade de la procédure.
Le ministère public s’est toutefois opposé à cette demande, évoquant notamment des interrogations liées à l’état de santé mentale de l’artiste et au suivi médical qui lui aurait été recommandé. Faute de décision immédiate, la chambre d’instruction a décidé de renvoyer l’examen du dossier au 20 avril, laissant Aamron sous contrôle judiciaire en attendant la suite de la procédure.
Jeremy Ahossou