Le gouvernement tchadien a répondu aux accusations de violations des droits humains formulées par des organisations de la société civile lors d’une session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève. Ces ONG affirment que plusieurs arrestations, disparitions forcées et cas de mauvais traitements auraient été enregistrés lors de la répression des manifestations d’octobre 2022.
Les organisations évoquent notamment près de 600 arrestations et environ 200 disparitions forcées, tout en dénonçant des restrictions à la liberté d’expression et un rétrécissement de l’espace civique. Selon elles, ces actes seraient liés aux opérations de l’Agence nationale de sécurité de l’État, un service de renseignement placé sous l’autorité de la présidence.
Face à ces critiques, le ministre tchadien de la Justice, Youssouf Tom, affirme que les autorités prennent en charge les cas signalés et que la justice peut être saisie pour mener des enquêtes. Il a également appelé les organisations et les observateurs à faire preuve d’objectivité dans leurs accusations
Jeremy Ahossou