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Mali - Bamako et Rabat scellent une alliance stratégique d'envergure

last updated: Monday, July 27, 2026 12:15 AM
Source: Nouvelle Afrique

Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, et son homologue marocain Nasser Bourita

Le ton était à la fois solennel, chaleureux et résolument tourné vers l’avenir. Ce vendredi 24 juillet 2026, la capitale malienne a abrité l’ouverture de la 4ᵉ session de la Grande Commission mixte de coopération Mali-Maroc. Présidée par le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, en présence de son homologue marocain Nasser Bourita, cette rencontre de haut niveau marque un tournant majeur dans les relations diplomatiques, économiques et sécuritaires entre les deux nations.

Dès les premières minutes de son discours d’ouverture, Abdoulaye Diop a tenu à souligner l’impulsion donnée par les chefs d’État des deux pays, le Général d'Armée Assimi Goïta et Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Évoquant des « liens séculaires » qui trouvent leurs racines dans les routes commerciales transsahariennes du XIIIᵉ siècle reliant Fès et Marrakech à Tombouctou ou Djenné, le chef de la diplomatie malienne a magnifié une amitié « érigée aujourd'hui en un modèle d'intégration continentale ».

Au-delà de l'héritage partagé, c'est l'axe géopolitique contemporain qui a structuré les échanges. Le Mali a réitéré sa gratitude envers le Royaume pour ses initiatives d'envergure, notamment l’Initiative Royale favorisant l’accès des États du Sahel à l’Océan Atlantique, perçue comme un levier clé pour le désenclavement de la Confédération des États du Sahel (AES).

L'un des faits marquants de cette session réside dans la réaffirmation sans ambiguïté des positions diplomatiques mutuelles. Le ministre Diop a rappelé la décision historique prise par le gouvernement malien le 10 avril 2026, apportant un soutien ferme au plan d'autonomie proposé par le Maroc sous sa souveraineté pour le Sahara, qualifié de « seule base sérieuse, crédible et réaliste », en phase avec la Résolution 2797 du Conseil de sécurité de l'ONU.

En retour, Bamako a salué l'appui constant du Royaume au sein des instances multilatérales (notamment lors de la présidence marocaine du Conseil de Paix et de Sécurité de l'UA) à un moment où le Mali et la région du Sahel font face à une crise sécuritaire complexe. M. Diop a profité de cette tribune pour rendre hommage à la résilience des populations face aux menaces terroristes et dénoncer la « guerre cognitive » menée contre les États de la région.

 

Un forum d'affaires inédit

Sur le plan opérationnel, cette 4ᵉ commission mixte n'a pas manqué de substance. Les travaux intenses menés par les experts des deux pays ont débouché sur l'adoption de 21 instruments juridiques couvrant une vaste palette de domaines : santé, électricité, eau, énergies renouvelables, enseignement supérieur ou encore économie numérique.

Parallèlement aux discussions gouvernementales, le secteur privé a répondu présent à l'occasion du tout 1ᵉʳ Forum des Affaires Mali-Maroc. L'objectif affiché par Bamako est clair : attirer les investissements marocains pour accélérer l'industrialisation locale et transformer sur place les ressources agricoles, pastorales et minières du pays.

« Nos deux nations partagent une communauté de destin ainsi que les mêmes idéaux de souveraineté », a conclu Abdoulaye Diop avant de déclarer officiellement ouverts les travaux, scellant ainsi une alliance saharienne plus solide que jamais.

Cette couverture vous convient-elle, ou souhaitez-vous appuyer un aspect particulier (plutôt l'angle économique ou la dimension géopolitique) ?

Cyril DAKPITI


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