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Togo - L’opinion publique s’interroge après le licenciement de cinq journalistes

last updated: Saturday, January 10, 2026 11:34 AM
Source: NEWAFRIQUE

Image d'illustration

Au Togo, le licenciement des journalistes  Richard Aziague, David Cudjoe Amekudzi, David Assimadi, Marius ATTOR et Jean-Jacques Snoby Attikpo de la radio privée Pyramide FM  suscite de nombreux commentaires au sein de l’opinion publique. Au-delà des personnes concernées, c’est tout un symbole qui est touché, notamment avec l’émission AGO, très suivie par la population et diffusée du lundi au vendredi à partir de 10 heures, devenue pour beaucoup un espace d’expression et de débats ouverts sur les ondes.

Dans l’opinion, nombreux sont ceux qui estiment que les journalistes n’ont fait qu’exprimer un malaise professionnel profond. Les revendications évoquées — conditions de travail jugées difficiles, problèmes techniques récurrents et manquements sociaux — sont perçues par certains internautes comme des préoccupations légitimes dans un secteur déjà fragilisé. Pour une partie du public, ces démarches relèvent davantage d’un appel au dialogue que d’un acte de défiance envers la direction.

La chronologie des événements continue également d’alimenter les débats. Après un courrier d’alerte, une tentative de médiation et une rencontre avec la direction, le licenciement immédiat des cinq journalistes est interprété par plusieurs voix comme une réponse disproportionnée. Dans les médias, sur les réseaux sociaux et au sein des organisations professionnelles, cette décision est analysée comme un signal inquiétant pour le traitement des conflits sociaux dans les entreprises de presse.

Aujourd’hui, le cas des cinq journalistes licenciés dépasse le cadre interne de Pyramide FM. Il interroge plus largement la liberté d’expression, le droit à la revendication professionnelle et l’avenir du débat radiophonique au Togo. Dans l’opinion, beaucoup redoutent que cette affaire ne crée un précédent, au détriment de la vitalité du paysage médiatique et de la confiance entre journalistes et employeurs.

 

Jeremy Ahossou 


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