En République démocratique du Congo, la double crise sécuritaire dans l’Est et les tensions politiques poussent l’opposition à réclamer un dialogue national plus large. Le président Félix Tshisekedi souhaite un cadre conduit par les institutions existantes, tandis que Martin Fayulu propose une feuille de route incluant tous les acteurs, y compris les groupes armés, pour renforcer la légitimité du processus.
Fayulu met en avant sept priorités, dont la préservation de l’intégrité territoriale, la réforme des forces de sécurité, la gouvernance éthique, la lutte contre la corruption, le renforcement de la justice et des droits humains, ainsi que des réformes électorales pour assurer la transparence du scrutin de 2028. Pour lui, l’exclusion de certaines parties affaiblirait l’ensemble du dialogue.
L’opposition, depuis l’étranger, pose cependant des conditions strictes pour participer. Seth Kikuni et le Cadre de concertation dirigé par Michel Mwika réclament la fin des arrestations à caractère politique, la libération des détenus d’opinion et la levée des mandats d’arrêt. Ces exigences soulignent la nécessité d’une décrispation du climat politique avant toute discussion sérieuse.
Jeremy Ahossou