En Guinée, les autorités ont réagi face aux rumeurs persistantes sur les réseaux sociaux évoquant un supposé empoisonnement du président Mamadi Doumbouya. Ce lundi 2 mars 2026, le gouvernement est sorti de son silence pour rassurer l’opinion publique et mettre fin aux spéculations liées à l’état de santé du chef de l’État.
L’absence du président depuis plus de deux semaines et demie avait alimenté diverses interprétations. Parti le 13 février dernier pour prendre part au sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, le chef de l’État n’est pas encore rentré au pays, au moment même où le premier gouvernement issu de son élection vient d’être formé.
Intervenant au micro de RFI, le Premier ministre Amadou Oury Bah a formellement démenti toute maladie grave. « Je confirme (…) on a échangé. Il va bien. Même à distance, il suit l’actualité nationale », a-t-il déclaré, précisant que le président reste informé de « tous les aspects essentiels de la vie du pays ». Il a toutefois reconnu qu’après quatre années de transition marquées par de fortes tensions, « il est parfois nécessaire de faire un break pour reprendre du souffle ».
Afin de préserver la quiétude du chef de l’État durant cette période de repos, les autorités ont choisi de ne pas révéler le pays où il séjourne actuellement. Le Premier ministre a assuré que le retour de Mamadi Doumbouya en Guinée est prévu « avec l’aide de Dieu d’ici une semaine », appelant ainsi à mettre un terme aux rumeurs et à la spéculation.
Jeremy Ahossou