Dans une déclaration publiée le 28 mai 2026, l’Alliance Nationale pour le Changement dirigée par Jean-Pierre Fabre alerte sur de supposées discussions politiques en cours autour d’une révision de la Constitution. Le parti affirme que ces démarches s’inscrivent dans une stratégie visant à prolonger le pouvoir en place. Il parle d’une situation politique tendue depuis l’adoption de la Constitution du 6 mai 2024.
L’ANC dénonce ce qu’elle appelle une manœuvre politique cachée. Dans son communiqué, le parti écrit : « L’ANC met en garde contre toute révision constitutionnelle ayant pour objectif de renforcer la confiscation du pouvoir et de transformer la République en un système personnalisé du pouvoir ». Pour le parti, ces initiatives ne viseraient pas des réformes démocratiques, mais plutôt la consolidation du pouvoir de l’exécutif dirigé par Faure Gnassingbé.
Le parti critique également une tribune récente attribuée au Dr Christian Eninam Trimua, qu’il considère comme révélatrice des intentions du pouvoir. L’ANC estime que la Constitution actuelle serait utilisée comme un outil politique. Il la décrit comme une « escroquerie politique » et propose une série de principes pour renforcer la démocratie, notamment la séparation des pouvoirs, des élections transparentes et le respect des libertés.
Pour finir l’ANC appelle à la mobilisation des forces politiques et de la société civile. Il invite aussi la communauté internationale à suivre la situation de près. Dans son message, le parti insiste sur la vigilance du peuple togolais et affirme vouloir faire front contre toute dérive institutionnelle, tout en rejetant toute forme de résignation.
Jeremy Ahossou