À quelques jours des élections législatives et locales prévues le dimanche 11 janvier 2026 au Bénin, la campagne électorale bat son plein sur l’ensemble du territoire. Ce double scrutin, qui précède l’élection présidentielle d’avril prochain, mobilise cinq partis politiques pour les législatives. Parmi eux figure Les Démocrates, formation de l’ancien président Boni Yayi, qui ne peut participer ni aux élections locales ni à la présidentielle, et mise donc exclusivement sur le scrutin législatif.
Sur le terrain, le principal parti d’opposition privilégie une campagne de proximité. Dans plusieurs localités du nord du pays, notamment à Kpassatona, près de Parakou, les responsables et militants multiplient les rassemblements pour convaincre les électeurs. Les candidats défendent la nécessité d’une représentation de l’opposition à l’Assemblée nationale, présentée comme un enjeu central pour préserver le pluralisme politique et l’équilibre institutionnel.
Le discours du parti s’articule également autour d’une critique de la gouvernance actuelle. Les Démocrates promettent une rupture avec les politiques menées depuis 2016, estimant que les conditions de vie se sont dégradées, en particulier pour les jeunes. Lors des meetings, plusieurs sympathisants expriment leur frustration face au chômage, à la précarité et au manque de perspectives, voyant dans ce parti une alternative porteuse d’espoir et de changement.
Pour espérer obtenir des sièges à l’Assemblée nationale, Les Démocrates devront toutefois franchir un seuil exigeant, comme tous les partis en lice : atteindre au moins 20 % des suffrages dans chacune des 24 circonscriptions électorales du pays.
Jeremy Ahossou