L’ambassadeur de la République Bolivarienne du Venezuela à Bamako, Elio Colmenares, a animé, le mercredi 7 janvier 2026, dans ses locaux, une conférence de presse sur la situation de son pays, notamment le « kidnapping » du Président Nicolàs Maduro, par les USA. Par conséquent, il sollicite le soutien du Mali et du monde entier pour défendre la démocratie et la souveraineté vénézuéliennes.
A l’entame de ses propos, martèle le conférencier : « Je m’adresse à vous en qualité d’Ambassadeur, pour dénoncer un évènement extrêmement grave qui dépasse les frontières du Venezuela et interpelle directement la conscience des peuples du monde.
Le samedi 3 janvier 2026, l’administration actuelle des Etats-Unis a perpétré une agression militaire au cours de laquelle des civils et des militaires vénézuéliens ont été assassinés et le Président en exercice a été enlevé. Le droit international humanitaire a été violé par des attaques perpétrées contre des civils. Les droits fondamentaux de la personne ont été bafoués. L’immunité personnelle d’un chef d’Etat en exercice a été violée ».
Et de déclarer : « Quiconque bombarde et assassine des civils, quiconque enlève un Président légitime, ne défend pas les droits de l’homme. Ils ne s’intéressent qu’aux ressources naturelles que la providence a placées sous le sol de la patrie bolivarienne ».
Aussi, a fait savoir l’ambassadeur : « Nous exigeons la libération immédiate de notre Président Nicolàs Maduro Moros et la Première dame, Cilia Flores, le retrait de la flotte de guerre américaine du caraïbes et la cessation de toutes les opérations militaires américaines contre le Venezuela ».
Aussi précise le diplomate : « il ne s’agit pas seulement d’une attaque contre le Venezuela, mais contre tout peuple qui revendique sa souveraineté et son indépendance, comme le font aujourd’hui les pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Le Venezuela est prêt à assumer la responsabilité historique de ce combat. Nous n’accepterons ni humiliation ni imposition. Nous avons toujours été disposés à partager nos richesses avec les pays du monde, y compris les Etats-Unis, par la coopération et le respect mutuel ».
Enfin, il lance un appel collectif à tous les peuples du monde entier : « Tous les peuples du monde, tous les gouvernements souverains doivent se mobiliser, car rester silencieux face à cette agression équivaut à l’approuver. Venezuela lutte pour la paix dans le monde, mais nous sommes prêts à défendre notre dignité et notre souveraineté ».
Prenant la parole, l’ambassadeur du Palestine au Mali, Hassan Albalawi, témoigne :
« Ce kidnapping n’est pas seulement une attaque contre le Venezuela, mais contre la communauté internationale ; une attaque au droit du peuple. En tant que Palestiniens, nous ne pouvons qu’être solidaires au Président et au peuple de Venezuela. Pour le respect du droit de l’homme, le Président des Etats-Unis pouvait appliquer les décisions de la Cour pénale international des Etats-Unis ».
Quant au représentant du Conseil national de la transition (CNT), l’honorable Aboubacar Sidiki Fomba, il dira : « kidnapper un Président élu, nous montre que la démocratie et les droits de l’homme ne sont que des mensonges. Nous invitons tous les peuples à se mobiliser contre cet acte inadmissible ».
Amadou Traoré