Depuis, près de 3 mois, le Mali traverse une crise de carburant, sans précédent, paralysant toutes les activités socioéconomiques du pays et faisant la Une de l'actualité. Aujourd'hui, la situation s'est nettement améliorée grâce aux énormes efforts du gouvernement, avec la prise d’une série de mesures efficaces soutenues par la solidarité nationale. Des Maliens saluent l'efficacité des mesures prises par les autorités de la transition pour juguler la crise des hydrocarbures. Témoignages !
Oumar Daou, élève au second cycle général :
« Vraiment, nous avons remarqué une nette amélioration par rapport aux mois précédents. Au plus fort de la crise, avec le manque de carburant dans les stations-service et les travaux en pause, les autorités ont même décrété une semaine d'arrêt des activités scolaires en attendant de trouver des solutions idoines. Durant cette même semaine, elles ont tenu leur promesse en approvisionnant tout Bamako en carburant, ce qui prouve leurs efforts pour redonner le sourire aux populations. Je profite de l'occasion pour remercier les autorités de la transition pour cet effort constant au bénéfice des Maliens. Il faut qu'elles restent sur cette lancée. J'invite tous les Maliens à soutenir les autorités dans la défense des intérêts communs du Mali ».
Ousmane Maïga, conducteur de mototaxi :
« Pendant la crise, j'ai passé des journées entières, 24h/24, dans une station-service, à attendre de l'essence pour rouler. Nous dormions sur place, le travail était à l'arrêt, nous ne savions plus quoi faire. Maintenant, ça va mieux, il n'y a plus de files interminables devant les stations. Je parviens à subvenir aux besoins de ma famille. Les efforts des autorités de transition sont salutaires ».
Moussa Diarra, chauffeur d'un camion de transport de denrées alimentaires :
« Avant, ça n'allait pas. Nos activités étaient presque à l'arrêt, les voyages étaient compromis. Mais aujourd'hui, il y a du mieux, le carburant est disponible. J'effectue maintenant des allers-retours et des voyages en toute conformité. Nous pouvons travailler normalement. Je ne peux que remercier l'État et ses partenaires stratégiques, notamment le Niger et le Burkina Faso, qui nous ont aidés avec plusieurs centaines de citernes pendant cette crise ».
Salif Coulibaly, automobiliste : « La disponibilité du carburant a changé notre quotidien ».
Alors que les médias s'étaient largement fait l'écho de la pénurie, il y a 3 mois, il apparaît tout aussi essentiel, juste et équitable de relater les progrès accomplis.
En tout cas, ces résultats encourageants témoignent de l'efficacité des politiques mises en œuvre. Cependant, ils appellent à une vigilance continue pour consolider ces acquis et poursuivre les améliorations.
Pour rappel, face à la pénurie, le gouvernement malien a déployé un dispositif rigoureux, notamment : l'escorte sécurisée des convois de citernes par les Forces armées maliennes (FAMa), le renforcement des contrôles dans les stations-service pour lutter contre les détournements et la multiplication des inspections sur les voies d'approvisionnement.
L'Alliance des États du Sahel (AES) a également joué un rôle clé pour la stabilisation de l'approvisionnement afin de soulager les populations, à travers des contributions importantes : « Le Niger a offert 82 citernes (soit 4 millions de litres, d'une valeur de 3,29 milliards FCFA), le 22 novembre 2025. Le Burkina Faso a fourni 200 camions citernes, renforçant ainsi la coopération transfrontalière ».
De plus, le plus grand convoi, composé de 1 233 citernes de carburant, a été escorté par les FAMa jusqu'à Bamako, le 30 octobre. Ces contributions des pays membres de l'AES visaient à conjuguer la pénurie de carburant à Bamako et renforcer la souveraineté de la région face aux défis logistiques.
Amadou Traoré