La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a exprimé, dimanche 4 janvier 2025, sa vive préoccupation face aux développements récents observés dans la République bolivarienne du Venezuela. Dans une déclaration officielle, l’organisation ouest-africaine a insisté sur le respect des principes fondamentaux du droit international, tout en appelant à la retenue et au dialogue.
Tout en reconnaissant le droit souverain des États à lutter contre les crimes internationaux, la CEDEAO a tenu à rappeler les limites que fixe le droit international en la matière. « Tout en reconnaissant le droit des États à lutter contre les crimes internationaux, y compris le terrorisme et le trafic de drogue, la CEDEAO souhaite rappeler à la communauté internationale son obligation de respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de chaque État », souligne la déclaration.
L’organisation régionale s’appuie notamment sur les dispositions de la Charte des Nations unies, rappelant que ces principes sont consacrés par « l’article 2 (4) de la Charte des Nations unies », qui proscrit le recours à la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un État.
Dans la même dynamique, la CEDEAO a fait savoir qu’elle s’aligne pleinement sur la position de l’Union africaine. « La CEDEAO s’aligne pleinement sur la déclaration publiée par l’Union africaine le 3 janvier 2026, appelant à la retenue et à un dialogue inclusif entre les peuples du Venezuela », indique le communiqué, soulignant la nécessité de solutions pacifiques et concertées à la crise.
Enfin, l’institution ouest-africaine a réaffirmé son soutien au peuple vénézuélien, en insistant sur le respect de l’indépendance nationale du pays. « La CEDEAO réitère sa solidarité avec le peuple vénézuélien et exhorte tous les États à respecter l’indépendance et l’intégrité territoriale du Venezuela », peut-on lire.
Elle dit également soutenir « le peuple vénézuélien dans ses efforts pour façonner l’avenir de son pays à travers un processus inclusif ».
Par cette prise de position, la CEDEAO entend contribuer à la désescalade des tensions et promouvoir une issue politique fondée sur le dialogue, le respect mutuel et les principes universels du droit international.
Cyril DAKPITI