Le président burundais Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’Union africaine, a entamé à Gitega des consultations avec des responsables de l’opposition congolaise et des chefs religieux afin d’échanger sur la crise politique et sécuritaire en République démocratique du Congo. Cette initiative intervient dans un contexte de fortes tensions autour du projet de révision de la Constitution porté par le président Félix Tshisekedi, accusé par ses adversaires de vouloir briguer un troisième mandat.
Les principaux opposants, dont Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund et Delly Sesanga, affirment être disposés au dialogue, mais rejettent toute modification de la Constitution. Ils réclament l'ouverture d'un dialogue national inclusif pour trouver une issue à la crise et demandent également la libération de l'humanitaire et blogueur Benjamin Babunga Watuna, détenu au Burundi depuis fin mai.
Les consultations réunissent aussi plusieurs personnalités religieuses et civiles, dont Denis Mukwege, ainsi que des représentants des Églises catholique et protestante. Le Burundi cherche à évaluer l'ampleur de la crise congolaise avant de renforcer son implication, tandis que cette médiation est perçue par certains comme une nouvelle tentative de favoriser un dialogue entre les différentes parties.
Jeremy Ahossou