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Togo - deux journalistes français détenus après leur arrestation lors d’un tournage

last updated: Thursday, August 20, 2026 8:55 AM
Source: NEW AFRIQUE

Gaël Mocaër et Sébastien Perez Pezzani

Deux journalistes-réalisateurs français, Gaël Mocaër et Sébastien Perez Pezzani, sont détenus au Togo depuis leur arrestation le 27 juillet 2026 dans le nord du pays. Ils étaient présents pour réaliser un reportage destiné à l’émission documentaire Les Routes de l’impossible, produite par Tony Comiti Productions et diffusée sur France Télévisions. Un collaborateur local, Fred Vedomey, aurait également été interpellé dans le cadre de cette affaire.


L’affaire n’a été rendue publique que plusieurs semaines après leur arrestation. Selon le ministère français des Affaires étrangères, les deux ressortissants font actuellement l’objet d’une information judiciaire conduite par un juge d’instruction togolais. Ils ont également bénéficié de visites consulaires. Les circonstances précises ayant conduit à leur arrestation restent toutefois au cœur des interrogations, plusieurs sources évoquant notamment des questions liées aux conditions de leur séjour et au type de visa utilisé pour entrer au Togo.


La Haute Autorité de régulation de la communication (HARC) a, de son côté, affirmé n’avoir reçu aucune demande d’accréditation concernant les deux Français, ni de France Télévisions ni des intéressés. Le régulateur rappelle que les correspondants et envoyés spéciaux de médias étrangers doivent obtenir une accréditation avant d’exercer leurs activités professionnelles sur le territoire togolais. La HARC indique par ailleurs ne pas avoir été informée de leur arrivée ni de leurs activités de tournage prévues dans le nord du pays.


En France, l’affaire suscite l’inquiétude des familles et l’intervention de plusieurs acteurs de la défense de la liberté de la presse. Reporters sans frontières demande leur « libération immédiate », tandis que le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot assure suivre le dossier et être en contact avec les autorités togolaises.

 De son côté, la HARC appelle les médias et les créateurs de contenus à « faire preuve de retenue, de responsabilité et de rigueur », estimant nécessaire de laisser la justice togolaise mener les procédures en cours en toute indépendance.

 

Jeremy Ahossou 


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