Le Mali a profité de la 114e Conférence internationale du travail, tenue à Genève, pour présenter sa vision d’une intelligence artificielle (IA) mise au service de l’emploi décent. Représenté par le ministre du Travail et du Dialogue social, Fassoun Coulibaly, le pays a défendu une approche centrée sur l’humain, estimant que l’IA peut devenir un moteur de création d’emplois durables à condition d’être bien encadrée et accompagnée d’un dialogue social renforcé.
Pour traduire cette ambition en actions concrètes, les autorités maliennes ont engagé plusieurs réformes. Une stratégie nationale de l’entrepreneuriat couvrant la période 2026-2030 a été adoptée, tandis que les politiques nationales de l’emploi et de la formation professionnelle sont en cours de finalisation. Le gouvernement a également investi dans la formation avec la création et l’équipement de plusieurs centres professionnels et le déploiement de chantiers-écoles favorisant l’insertion des jeunes.
Cette orientation intervient dans un contexte où le marché du travail reste confronté à de nombreux défis, notamment le poids de l’économie informelle et la forte croissance démographique. Face à une population majoritairement jeune, Bamako entend s’appuyer sur les opportunités offertes par la transition numérique pour stimuler l’emploi et favoriser un développement économique plus inclusif et durable.
Jeremy Ahossou