La Tanzanie intensifie ses efforts pour réduire les décès maternels et néonatals en Afrique. Sous l’impulsion de la présidente Samia Suluhu Hassan, désignée en février 2026 championne de l’Union africaine pour la santé maternelle et infantile, le pays encourage les États à renforcer leurs financements sanitaires.
Selon un rapport d’Africa CDC publié en septembre 2026, seuls 28 des 55 pays membres de l’Union africaine disposent d’un budget spécifiquement consacré à la santé sexuelle et reproductive.
Les résultats enregistrés en Tanzanie illustrent les effets possibles de ces investissements. Grâce à un protocole de prise en charge appliqué dans 30 établissements hospitaliers, le pays a réduit de 75 % la mortalité maternelle en milieu hospitalier, passant de 240 à 60 décès pour 100 000 naissances vivantes. À l’échelle continentale, la situation demeure préoccupante : l’Afrique a enregistré 178 600 décès maternels en 2023, soit près de 69 % du total mondial. La prématurité et les complications liées à l’accouchement figurent également parmi les principales causes de décès chez les nouveau-nés.
Le 7 octobre 2026, à Arusha, des parlementaires africains réunis en marge de l’Assemblée de l’Union interparlementaire ont adopté une note d’action visant à atteindre trois objectifs d’ici 2030 : éliminer les accouchements à domicile sans assistance, prévenir les décès maternels et néonatals évitables et garantir la vaccination de tous les enfants.
Les élus se sont engagés à mieux contrôler les budgets consacrés à la santé, les dépenses réellement effectuées et la disponibilité des médicaments, du sang et du personnel qualifié. Un premier bilan de ces engagements est prévu dans un délai de 180 jours.
Jeremy Ahossou