Le Ghana prépare un cadre de financement de 4,28 milliards de dollars pour soutenir les investissements prioritaires dans le secteur de l’eau. L’initiative vise notamment à renforcer les infrastructures hydriques et leur capacité à faire face aux effets du changement climatique.
Le pays doit mobiliser environ 1,7 milliard de dollars par an pour atteindre l’accès universel à l’eau d’ici 2030. Face aux contraintes budgétaires et au niveau élevé de la dette publique, les autorités cherchent à diversifier les sources de financement en associant ressources publiques, prêts concessionnels, capitaux privés et financements climatiques.
Le nouveau dispositif, intégré au Programme national d’investissement dans l’eau, doit permettre de sélectionner les projets prioritaires, de préciser leurs modalités de réalisation et d’attirer les partenaires financiers. Le Ghana cherche également à mieux accéder aux fonds climatiques, notamment à travers un programme lancé en 2026 avec l’appui du Fonds vert pour le climat.
Par ailleurs, le plan de développement 2026-2029 prévoit 22,34 milliards de cedis, soit environ 1,8 milliard de dollars, pour les infrastructures hydriques urbaines. Plusieurs villes, dont Keta, Damongo, Tamale, Yendi et Techiman, sont concernées par des projets destinés à améliorer l’accès des populations à l’eau potable.
Jeremy Ahossou