Crime & Justice


Mali - Justice Communautaire : Le Président Assimi Goïta salue le triomphe du droit malien face à l’UEMOA

last updated: Wednesday, March 4, 2026 12:26 AM
Source: Nouvelle Afrique

Général Assimi Goïta, Président de la Transition, recevant en audience le pool d’avocats après la victoire décisive du Mali devant la Cour de justice de l’UEMOA

Dans une atmosphère empreinte de solennité et de fierté nationale, le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a reçu ce lundi les architectes de la victoire juridique du Mali. Ce pool d’avocats, qui a fait plier les instances communautaires devant la Cour de justice de l’UEMOA, a été félicité pour avoir rétabli l'honneur du pays sur la scène internationale.

Le contentieux qui opposait la République du Mali à la CEDEAO et à l’UEMOA a connu son dénouement judiciaire le 28 janvier dernier. La Cour de justice de l’UEMOA a rendu un arrêt sans équivoque, déclarant illégales les sanctions drastiques imposées au Mali au début de l’année 2022.

Reçus en audience ce lundi 2 mars 2026 à Koulouba, les conseils de l'État ont pu savourer cette reconnaissance au plus haut sommet de l'État. Le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, M. Mahamadou KASSOGUÉ, a souligné que cet arrêt n'est pas seulement une victoire technique, mais une « consécration judiciaire » confirmant que les mesures prises contre le peuple malien étaient, dès le départ, « illégales, illégitimes et inhumaines ».

Le collectif d’avocats, représenté lors de l’audience par Me Ousmane Mama TRAORÉ, Me Fatoumata SIDIBÉ DIARRA et Me Amadou Tiéoulé DIARRA, a été loué pour sa rigueur et son patriotisme. Le pool comprenait également des figures majeures du barreau telles que le bâtonnier Moustaphe CISSÉ, Me Abdrahamane Ben Mamata TOURÉ et Me Cheick Oumar KONARÉ.« Nous n’avons fait que notre travail d’avocat, en nous fondant exclusivement sur l’arsenal juridique communautaire existant », a sobrement déclaré Me Ousmane Mama TRAORÉ à sa sortie d'audience.

L'argumentaire de la défense a mis en lumière des irrégularités substantielles dans la procédure d'adoption des sanctions. La Cour a finalement donné raison au Mali en rappelant un principe fondamental : même en période de crise politique, les institutions régionales ne peuvent s'affranchir des textes fondateurs qui régissent leur propre existence.

Au-delà du cas malien, cette décision marque un tournant pour les organisations d'intégration régionale. En saluant le courage et l’indépendance des juges de la Cour communautaire, le Ministre KASSOGUÉ a rappelé que l'application stricte du droit est le seul rempart contre l'arbitraire politique.

Pour rappel, ces sanctions avaient entraîné une suspension du Mali de plusieurs instances et étranglé l'économie nationale. Aujourd'hui, avec cet arrêt définitif, le Mali prouve que sa résilience n'est pas seulement politique et sociale, mais aussi résolument juridique.

Cyril DAKPITI


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