Crime & Justice


Mali - Procès « Tentative de déstabilisation des institutions » : L’ex-patron de la Sécurité d’Etat, Kassoum Goïta, rejette les accusations

last updated: Friday, July 17, 2026 5:51 PM
Source: New Afrique

L'ancien chef des services de renseignement du Mali, colonel Kassoum Goita

Le procès « Tentative de déstabilisation des institutions » se poursuit devant la Chambre criminelle de la Cour d'appel de Bamako. L’audience, d’hier jeudi 16 juillet 2026, a vu la comparution du Colonel-Major Kassoum Goïta, ancien Directeur général de la Sécurité d'État.  A la barre, le principal accusé a catégoriquement rejeté toutes les accusations. Après plusieurs auditions marquées par les dénégations des accusés, la Cour a décidé de suspendre l’audience jusqu'au lundi 20 juillet afin de permettre la comparution du témoin clé, le sergent-chef Soumaïla Bagayoko.

 

Poursuivi aux côtés de Sandy Ahmed Saloum, Issa Samaké dit « Djoss », du sergent-chef Soumaïla Bagayoko, du Dr Kalilou Doumbia et du Commissaire principal Moustapha Diakité pour « tentative présumée de déstabilisation des institutions », le Colonel-Major Kassoum Goïta a fermement rejeté les accusations portées contre lui.

À la barre, l'ancien patron de la Sécurité d'État a déclaré : « Je n'ai jamais été à l'initiative d'un quelconque projet visant à déstabiliser les Institutions ». 

Aussi, soutient-il : « les éléments versés au dossier ne permettent pas d'établir mon implication dans un tel projet ». Et de réaffirmer : « son innocence devant la Cour ».

Les autres accusés entendus ont adopté la même ligne de défense. 

L'adjudant-chef Abdoulaye Ballo, agent de la Sécurité d'État, avait déjà « nié toute participation aux faits qui lui sont reprochés ».

Pour rappel, le mercredi 15 juillet 2026, la Cour a également auditionné l'ancien Secrétaire général de la Présidence de la République, le Dr Kalilou Doumbia. 

Face aux magistrats, celui-ci a catégoriquement rejeté toute implication dans une quelconque entreprise de déstabilisation.

« Je n'ai, ni de près ni de loin, été impliqué dans un projet visant à déstabiliser les institutions de la République », a-t-il affirmé, restant constant dans ses déclarations malgré les nombreuses questions de la Cour.

Au terme de cette phase des débats, la Chambre criminelle a décidé de suspendre l'audience jusqu'à lundi prochain. Ce renvoi vise à permettre la comparution de Soumaïla Bagayoko, présenté comme le principal dénonciateur du présumé complot.

La reprise des audiences est prévue pour  le lundi prochain.

Amadou Traoré 


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