Le procès « Tentative de déstabilisation des institutions » se poursuit devant la Chambre criminelle de la Cour d'appel de Bamako. L’audience, d’hier jeudi 16 juillet 2026, a vu la comparution du Colonel-Major Kassoum Goïta, ancien Directeur général de la Sécurité d'État. A la barre, le principal accusé a catégoriquement rejeté toutes les accusations. Après plusieurs auditions marquées par les dénégations des accusés, la Cour a décidé de suspendre l’audience jusqu'au lundi 20 juillet afin de permettre la comparution du témoin clé, le sergent-chef Soumaïla Bagayoko.
Poursuivi aux côtés de Sandy Ahmed Saloum, Issa Samaké dit « Djoss », du sergent-chef Soumaïla Bagayoko, du Dr Kalilou Doumbia et du Commissaire principal Moustapha Diakité pour « tentative présumée de déstabilisation des institutions », le Colonel-Major Kassoum Goïta a fermement rejeté les accusations portées contre lui.
À la barre, l'ancien patron de la Sécurité d'État a déclaré : « Je n'ai jamais été à l'initiative d'un quelconque projet visant à déstabiliser les Institutions ».
Aussi, soutient-il : « les éléments versés au dossier ne permettent pas d'établir mon implication dans un tel projet ». Et de réaffirmer : « son innocence devant la Cour ».
Les autres accusés entendus ont adopté la même ligne de défense.
L'adjudant-chef Abdoulaye Ballo, agent de la Sécurité d'État, avait déjà « nié toute participation aux faits qui lui sont reprochés ».
Pour rappel, le mercredi 15 juillet 2026, la Cour a également auditionné l'ancien Secrétaire général de la Présidence de la République, le Dr Kalilou Doumbia.
Face aux magistrats, celui-ci a catégoriquement rejeté toute implication dans une quelconque entreprise de déstabilisation.
« Je n'ai, ni de près ni de loin, été impliqué dans un projet visant à déstabiliser les institutions de la République », a-t-il affirmé, restant constant dans ses déclarations malgré les nombreuses questions de la Cour.
Au terme de cette phase des débats, la Chambre criminelle a décidé de suspendre l'audience jusqu'à lundi prochain. Ce renvoi vise à permettre la comparution de Soumaïla Bagayoko, présenté comme le principal dénonciateur du présumé complot.
La reprise des audiences est prévue pour le lundi prochain.
Amadou Traoré