Le Ghana fait face à une baisse continue de sa production pétrolière depuis 2019, une situation qui a déjà coûté au pays plus de 16,5 milliards de dollars de revenus potentiels, selon une étude de l’Institute for Energy Security (IES). La production nationale est passée de 71,44 millions de barils en 2019 à 37,30 millions en 2025, soit une chute de 48 %. Les projections officielles indiquent que cette tendance devrait se poursuivre en 2026.
Cette contraction a fortement affecté les finances publiques. Les recettes pétrolières ont diminué de 43 % entre 2024 et 2025, tombant de 1,36 milliard à 770 millions de dollars. Au premier semestre 2025, les revenus issus du pétrole ont également reculé de moitié, dans un contexte marqué par la baisse des volumes produits et le recul des prix du brut. Le pétrole représente pourtant près de 10 % des recettes de l’État ghanéen.
Selon l’IES, cette situation résulte de facteurs structurels tels que le vieillissement des principaux champs pétroliers du pays, l’absence de nouveaux accords d’exploration depuis 2018 et l’insuffisance des investissements destinés à renouveler les réserves. Face à ces défis, le gouvernement de John Dramani Mahama a annoncé plus de 3,5 milliards de dollars d’investissements dans le secteur, notamment pour le forage de nouveaux puits et le développement de projets d’exploration'.
Jeremy Ahossou