Lors de la 32è assemblée générale annuelle d’Afreximbank, tenue à Abuja, au Nigeria, l’homme d’affaires nigérian, Aliko Dangote, a déclaré : « Dans les 40 prochains mois, l'Afrique n'importera plus d'engrais de nulle part ». Autrement dit l’autosuffisance du continent africain en engrais pourrait être atteinte d’ici le début du second trimestre 2028.
Selon l’homme d’affaires nigérian, qui compte atteindre ce résultat grâce à son usine, lancée en 2021 au Nigeria, avec une capacité de production annuelle de 3 millions de tonnes d’urée granulée, pour un coût global de $2,5 milliards : « Dans les 40 prochains mois, l'Afrique n'importera plus d'engrais de nulle part. Nous suivons actuellement une trajectoire très ambitieuse. Nous voulons faire de Dangote le premier producteur d'urée, devant le Qatar. Accordez-moi 40 mois ».
Et l’Agence Ecofin de révéler : « l’usine d’Aliko Dangoté a déjà permis de faire du Nigeria un exportateur net de cet engrais azoté qui est l’un des plus utilisés au monde avec notamment l’expédition de 300 000 tonnes sur le 4è trimestre 2021 ».
Aussi, précise l’Agence d’information économique : « L’investissement de Dangote est une étape majeure pour augmenter la production d’engrais azotés sur le continent et à bas coût ».
Il ressort des données de la Banque africaine de développement (BAD), rapportées par Ecofin : « Le continent africain produit aujourd'hui environ 30 millions de tonnes d'engrais minéraux par an, soit plus du double de sa consommation. Toutefois, il affiche un déficit annuel de près de 2 millions de tonnes ».
Et de soutenir : « Cette situation s’explique notamment par le fait que la plupart des gros producteurs africains situés en Afrique du Nord sont engagés dans les engrais phosphatés destinés à la fois aux marchés africains et internationaux ».
Amadou Traoré